Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 18:37
En lui
Le feu des possibles crépitait
Le large champ de l'activité
Déroulé dans sa simplicité
S'offrait à ses mains puissantes fébriles

Un point d'équilibre qui vacille
Sous le souffle des egos bascule
Pour les fossoyeurs les idées brûlent
Un brasier d'extase et d'illusion

La mécanique d'une vision
Impose un réel renversement
De toutes parts le déversement
De l'unique dans la multitude

Découvrant la jeune servitude
Qui jaillit des cendres il prit peur
Se noya dans sa bile et ses pleurs


Des mondes s'élevaient s'écroulaient
Dans ses yeux



Tout un art de vivre
................................
de mourir


26 Mai 2008
Par Hypérion
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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 17:51
Tandis que suppurent les pensées sans issues,
Subsiste l'essentiel, la solution, le saut:
S'offrir à l'Inconnu, en savourer l'Assaut!
Ainsi est aperçue la force du tissu

Des douces chimères. Règne des inconscients,
Mouvant édifice, noeud de nerfs et de nuit,
Tu nies haineusement le néant de l'ennui!
Tu détruis tout ancrage, effaces le décent;

Par toi s'émancipe le fleuve du vivant.
Construction, abstraction. Les formes se confondent,
Ignorant le chaos des esprits que tu sondes,
Bâtissent un monde séparé de l'avant.

Caresser le Désordre, épouser la cadence
Des lueurs et des mots restés informulés.
Ô raison calcinée, lambeaux d'esprit brûlés,
Ecoutez à présent cet hymne à la déviance!


3 Janvier 2008
Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 01:11

Le silence rugit d'une démence atone
Dont les volutes vides, navrantes d'ennui,
Se répandent. Dans le gouffre où nos sons tâtonnent,
Son cri brut et languissant assomme la vie.

Nos âmes gémissent sous ce poids écrasant, 
Tremblent vainement face à leur enfermement
Dans une chair molle. Maintenues fermement,
Elles constatent l'inanité du présent.

Un écho s'échappe, défie l'immensité;
Qui vaincra cette formidable densité?
L'impalpable domination semble sans fin.

Mais le Hasard n'a pas ces considérations:
Il brise la roche sur l'autel de l'action;
Un fragile pont d'ondes s'établit enfin.

26 juin 2007

Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /Juin /2007 11:07
La masse informe de nos esprits s'évertue
A demeurer dans sa méprisable langueur.
Les soldats de Morphée s'installent et instituent
L'Ordre nouveau, en écrouant les crânes. Leurs

Doigts ferreux, décharnés, s'acharnent, vagues huissiers,
A déposséder le monde de son osmose.
Ils jaillissent soudain, sombres verges d'acier,
Nous contraignent à sombrer dans leur ombre morose.

Sculptant les visages, scellant les yeux errants,
La cité croît, brille et ouvre son oeil navrant.
La ville avilit les vélléités latentes;

Inconscient agent de la suave destruction,
Elle s'échine à anesthésier les passions,
A hérisser d'épines la plante suintante.

4 Juin 2007
Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 20:11
Je me précipite dans le mouvant abîme;
Dorénavant, plus d'air, le fluide m'enserre.
Vif, mon coeur s'affole, privé de ses repères;
Sans hésitation je le saisis et l'opprime.

Avec calme s'impose la chaude noyade,
Longue langue languissante, elle m'oblige
A mépriser l'Avant. Soudain mes yeux se figent:
A l'ombre des algues j'admire ma Naïade.

Ses lèvres de lapis soufflent un air envoûtant;
Ses yeux d'obsidienne scintillent, déroutants.
Effleurer sa chair ambrée m'emplit de frissons

Qui grimpent et assaillent ma raison amollie:
" Renoncer maintenant ne serait que folie!
Viens et demeure dans l'apnée de la passion! "

24 mai 2007
Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 14:46
nuages.jpg
La nuée s'étend telle une chape nacrée
Tendant ses doigts gluants vers les hommes et les âmes,
Qui accueillent cette léthargie sans un blâme,
Et trouvent à l'immaculé des relents sacrés.

La nuée noie, hélas! et peu demeurent ancrés
Face à la calme et sinistre Torpeur, aux lames
Qui enveloppent les crânes de doux dictames,
Nous décorant de ridicules simagrées.

L'astre de jour se heurte à ce bouclier crème,
Incapable de secourir nos faces blêmes.
Abreuvée de lumière liquide et si fade,

L'humanité s'incline devant l'Ethéré.
Découvrant l'horreur de la comédie blafarde,
Je beugle aveuglément ma rage d'espérer!

29 avril 2007
Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 14:33
L'airain mugissait sa complainte funèbre,
Les joues s'humectaient poliment.
L'inflexible Kronos, bardé de ténèbres,
Faisait taire les bêlements.

Le troupeau s'avança, portant l'Eve avilie,
Récitant avec conviction:
<<Que la gloire illumine ton front embelli !
Vole, affranchie de tes pulsions ! >>

Sourd à ces bénédictions, l'humus placide
Engloutit le pantin sans âme,
Le livrant à la réalité acide,
Et soufflant un néant infâme.

Ni ciel, ni enfer, ô absurde requiem !
Ainsi sa vie se clôtura,
Digérée par Gaïa. Qu'importe l'anathème
Quand l'abîme nous tend les bras!

15 avril 2007
Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 13:18
Vies évidées,
Dans une douce cécité;
Idéaux rances,
Cruelle indifférence.

Terre atterrée
Face à tant d'inanité;
Lumière enterrée
En toute impunité.

Humanité dénaturée,
Au destin incertain,
Effleure de sa main
Un arbre emmuré.

Planète pathétique,
Inique, ironique,
S'illuminant mielleusement
D'un soupçon d'agrément.

Mars 2007
Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
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