Dimanche 27 juillet 2008
Les sirènes dorées ululent leurs appâts;
Entre les corps vibrants la Poudre resplendit,
Apanage exclusif des belles et dandys,
Eclaire les élus dans leurs moindres faux pas.

Ces flux discontinus véhiculent l'extase,
Asservissent les sens jusqu'à l'écoeurement;
Par les rues le désir éclate bruyamment,
Figeant les volontés en pourrissant la base.

La lente répulsion prépare une vision:
Loin des éclats rieurs, fuyant les doux mensonges,
Je tente d'éluder la corruption du Songe,
De saisir vivement la nouvelle fiction.

La puissante saveur des idées dépouillées
Esquisse un horizon de conviction acide:
Il faut exterminer les tyrannies placides,
Construire par delà les vestiges souillés!

J'en viens à contempler la lumière nacrée
De limpides éclairs qui maintenant président,
La morsure glacée et âprement lucide:
Le pur délaissement de celui qui se crée.


22 Juillet 2008
Par Hyperion - Publié dans : Le Moi
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Mardi 27 mai 2008
En lui
Le feu des possibles crépitait
Le large champ de l'activité
Déroulé dans sa simplicité
S'offrait à ses mains puissantes fébriles

Un point d'équilibre qui vacille
Sous le souffle des egos bascule
Pour les fossoyeurs les idées brûlent
Un brasier d'extase et d'illusion

La mécanique d'une vision
Impose un réel renversement
De toutes parts le déversement
De l'unique dans la multitude

Découvrant la jeune servitude
Qui jaillit des cendres il prit peur
Se noya dans sa bile et ses pleurs


Des mondes s'élevaient s'écroulaient
Dans ses yeux



Tout un art de vivre
................................
de mourir


26 Mai 2008
Par Hypérion
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Samedi 5 janvier 2008
Tandis que suppurent les pensées sans issues,
Subsiste l'essentiel, la solution, le saut:
S'offrir à l'Inconnu, en savourer l'Assaut!
Ainsi est aperçue la force du tissu

Des douces chimères. Règne des inconscients,
Mouvant édifice, noeud de nerfs et de nuit,
Tu nies haineusement le néant de l'ennui!
Tu détruis tout ancrage, effaces le décent;

Par toi s'émancipe le fleuve du vivant.
Construction, abstraction. Les formes se confondent,
Ignorant le chaos des esprits que tu sondes,
Bâtissent un monde séparé de l'avant.

Caresser le Désordre, épouser la cadence
Des lueurs et des mots restés informulés.
Ô raison calcinée, lambeaux d'esprit brûlés,
Ecoutez à présent cet hymne à la déviance!


3 Janvier 2008
Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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Vendredi 9 novembre 2007

Le souffle corrosif et acharné du Temps
S'employait à ployer les esprits résistants
Qui malgré tout restaient follement réticents
Face à la stagnation et ses jours putrescents.
 
..
Pour contrer l'infection, aucune alternative:
 
..
Ecarteler les impossibles
Entre les doigts du pragmatisme;
Sortir l'Effort de son mutisme
Pour l'ériger en tant que Bible;
 
..
Dépuceler les avenirs,
Faire jaillir le sang sauveur!
Qu'il répande l'âpre saveur
Faisant briller les devenirs!
..
De ce socle saignant s'amorce la Dérive...

Jeudi 8 Novembre

Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
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Mercredi 10 octobre 2007

La sonnerie stridente du réveil lacéra joyeusement les paupières assoupies. L'homme ouvrit ses yeux injectés de sang juste avant de voir son lit le vomir dans une gerbe de plumes. Etendu sur le sol lisse, goûtant avec délice le froid contre ses os, il ordonna à ses muscles de le recoucher. Mais ceux-ci n'en firent qu'à leurs fibres et partirent préparer du café.
"J'ai au moins eu le mérite d'essayer", pensa-t-il alors que ses mains le recouvrait d'une chemise.
 
...
Il changea ses paupières usagées, puis se mit à se récurer l'émail avec la ferveur d'un mathématicien. Il enfila son costume de travail, un beau cinq pièces que le vendeur avait certifié 100% synthétique, prouvant sa bonne foi par un crachat fourni.
Une fois dehors, la foule se mit à marcher à travers lui d'un pas déterminé. Ou l'inverse. En tout cas, la distance le séparant de son travail diminuait en fonction du temps selon une loi algébrique linéaire.
 
...
Il planta son passe dans la bouche métallique pour procéder aux vérifications d'usage: rétiniennes, digitales, phalliques et désoxyribonucléiques. Arrivé au cinquième sas (les sas étaient séparés par des portes blindées à doubles battants, comme dans un saloon), un fin tentacule bleuté palpa précautionneusement son crâne chauve, puis souffla à contrecoeur:
"Pensées règlementaires. Vous pouvez disposer"
Il s'attela à son travail, qui consistait en un découpage rigoureux de rondelles de saucisson de 0,8 centimètres d'épaisseur. La Direction Générale de la firme à laquelle appartenait son entreprise s'était fixé comme objectif à court, moyen et long terme d'entretenir le système de sécurité, qui avait la digestion difficile. Pour y parvenir, elle lança une grande campagne de recrutement, qui fit passer le nombre de salariés de 0 à 1. Cette politique ambitieuse suscita effroi et admiration dans la sphère financière toute entière.
L'homme était payé 2,3 tranches de saucisson journalières et avait reçu récemment une augmentation de 0,15 tranches, inflation oblige.
"Que demander de plus?", pensait-t-il en hachant la charogne salée.
 
...
Puis le Temps fila, comme de la diarrhée dans un intestin lubrifié. Ses pieds le traînèrent mécaniquement chez lui, où il se mit soudainement à penser. Ses mains fouillèrent fébrilement, désossèrent les meubles, arrachèrent les murs, ouvrirent le mauvais tiroir:
"Bonjour mon ché...", eut le temps de dire sa femme avant que le tiroir ne se referme, écorchant son nez pointu.
Il la trouva enfin, sa jeunesse, blottie dans du papier photo, attendant une heure qui ne viendrait jamais. Mais elle réussit à le contaminer, lui donnant envie de vendre sa femme, d'acheter un voilier, puis de faire trois fois le tour de la Terre dans le sens inverse de sa rotation...Il soupesa l'idée, la caressa sous toutes ses formes, avant de l'expulser brutalement d'un coup de cervelle, l'envoyant s'agglutiner au plafond en compagnie d'un tas informe et blanchâtre de pensées déchues. Décidé, ou plutôt décidé à ne rien décider, il se jeta sur son lit, qui s'empressa de le ligoter confortablement.
 
...
Echec.

Mardi 9 Octobre 2007

Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
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Mardi 25 septembre 2007
"Oui! C'est le bon moment pour surgir de ton néant!"
Me souffle mon esprit exalté, exultant
En voyant à présent l'Espoir légitimé.
N'est-ce pas le signe si souvent réclamé?
Saisissant la pensée, vibrant intensément,
L'esprit se masturbe; de la transe sensible
Jaillit la volonté d'attendre patiemment,
De déployer ses sens, de passer au crible...

Le Néant!
Assez assez
La vérité criarde me brûle les os
Et épargne sciemment le passé
Il se tient hautain
Luit d'une lueur nouvelle
...........................................Celle du sarcasme
..Qui d'un rayon m'éteint

Mais au sein des cendres subsiste un sanctuaire
Inviolé par les ans, inondé de lumière,
Qui d'emblée réunit les restes de mon âme,
S'approchant du pouvoir, effleurant le sésame...

Avant de contempler sa propre destruction!

Liberté?
Le serpent sort de son antique rotation,
Convoite la Raison,
Qui doucement s'érige en seul point de repère,
Tel un abscès suçant les pensées séditieuses,
Hurlant sa conviction d'une voix religieuse;
Ainsi tonne le chant de cette nouvelle ère.

23 septembre 2007
Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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Mercredi 27 juin 2007

Le silence rugit d'une démence atone
Dont les volutes vides, navrantes d'ennui,
Se répandent. Dans le gouffre où nos sons tâtonnent,
Son cri brut et languissant assomme la vie.

Nos âmes gémissent sous ce poids écrasant, 
Tremblent vainement face à leur enfermement
Dans une chair molle. Maintenues fermement,
Elles constatent l'inanité du présent.

Un écho s'échappe, défie l'immensité;
Qui vaincra cette formidable densité?
L'impalpable domination semble sans fin.

Mais le Hasard n'a pas ces considérations:
Il brise la roche sur l'autel de l'action;
Un fragile pont d'ondes s'établit enfin.

26 juin 2007

Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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Mardi 5 juin 2007
La masse informe de nos esprits s'évertue
A demeurer dans sa méprisable langueur.
Les soldats de Morphée s'installent et instituent
L'Ordre nouveau, en écrouant les crânes. Leurs

Doigts ferreux, décharnés, s'acharnent, vagues huissiers,
A déposséder le monde de son osmose.
Ils jaillissent soudain, sombres verges d'acier,
Nous contraignent à sombrer dans leur ombre morose.

Sculptant les visages, scellant les yeux errants,
La cité croît, brille et ouvre son oeil navrant.
La ville avilit les vélléités latentes;

Inconscient agent de la suave destruction,
Elle s'échine à anesthésier les passions,
A hérisser d'épines la plante suintante.

4 Juin 2007
Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
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Lundi 4 juin 2007
Mes différentes factions
Sans cesse luttent
A grands coups de pensées
Elles luttent
Leurs armes s'entrechoquent
Résonnent
Dans mon crâne

Les arguments s'étouffent
S'effondrent
Fondent en lambeaux
La nature
Reprend ses droits

Parmi la jungle atone
L'ultime pensée
Hurle

Le néant attise les sens
Il néantise l'absurde
Oui
Assurément pleinement
Le vide total
Est la
Clé.

3 Juin 2007

Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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Vendredi 25 mai 2007
Je me précipite dans le mouvant abîme;
Dorénavant, plus d'air, le fluide m'enserre.
Vif, mon coeur s'affole, privé de ses repères;
Sans hésitation je le saisis et l'opprime.

Avec calme s'impose la chaude noyade,
Longue langue languissante, elle m'oblige
A mépriser l'Avant. Soudain mes yeux se figent:
A l'ombre des algues j'admire ma Naïade.

Ses lèvres de lapis soufflent un air envoûtant;
Ses yeux d'obsidienne scintillent, déroutants.
Effleurer sa chair ambrée m'emplit de frissons

Qui grimpent et assaillent ma raison amollie:
" Renoncer maintenant ne serait que folie!
Viens et demeure dans l'apnée de la passion! "

24 mai 2007
Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
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