Vendredi 25 mai 2007
Je me précipite dans le mouvant abîme;
Dorénavant, plus d'air, le fluide m'enserre.
Vif, mon coeur s'affole, privé de ses repères;
Sans hésitation je le saisis et l'opprime.

Avec calme s'impose la chaude noyade,
Longue langue languissante, elle m'oblige
A mépriser l'Avant. Soudain mes yeux se figent:
A l'ombre des algues j'admire ma Naïade.

Ses lèvres de lapis soufflent un air envoûtant;
Ses yeux d'obsidienne scintillent, déroutants.
Effleurer sa chair ambrée m'emplit de frissons

Qui grimpent et assaillent ma raison amollie:
" Renoncer maintenant ne serait que folie!
Viens et demeure dans l'apnée de la passion! "

24 mai 2007
Par Hypérion - Publié dans : Le Moi
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Recommander

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus