Mardi 5 juin 2007
La masse informe de nos esprits s'évertue
A demeurer dans sa méprisable langueur.
Les soldats de Morphée s'installent et instituent
L'Ordre nouveau, en écrouant les crânes. Leurs

Doigts ferreux, décharnés, s'acharnent, vagues huissiers,
A déposséder le monde de son osmose.
Ils jaillissent soudain, sombres verges d'acier,
Nous contraignent à sombrer dans leur ombre morose.

Sculptant les visages, scellant les yeux errants,
La cité croît, brille et ouvre son oeil navrant.
La ville avilit les vélléités latentes;

Inconscient agent de la suave destruction,
Elle s'échine à anesthésier les passions,
A hérisser d'épines la plante suintante.

4 Juin 2007
Par Hypérion - Publié dans : L'Homme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Recommander

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus