Dimanche 27 juillet 2008
Les sirènes dorées ululent leurs appâts;
Entre les corps vibrants la Poudre resplendit,
Apanage exclusif des belles et dandys,
Eclaire les élus dans leurs moindres faux pas.

Ces flux discontinus véhiculent l'extase,
Asservissent les sens jusqu'à l'écoeurement;
Par les rues le désir éclate bruyamment,
Figeant les volontés en pourrissant la base.

La lente répulsion prépare une vision:
Loin des éclats rieurs, fuyant les doux mensonges,
Je tente d'éluder la corruption du Songe,
De saisir vivement la nouvelle fiction.

La puissante saveur des idées dépouillées
Esquisse un horizon de conviction acide:
Il faut exterminer les tyrannies placides,
Construire par delà les vestiges souillés!

J'en viens à contempler la lumière nacrée
De limpides éclairs qui maintenant président,
La morsure glacée et âprement lucide:
Le pur délaissement de celui qui se crée.


22 Juillet 2008
Par Hyperion - Publié dans : Le Moi
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